Moteurs Hyundai à éviter : le guide des 7 blocs à fuir

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Rédigé par Isa

Isa, passionnée par la mobilité urbaine, partage des insights et tendances sur les taxis et VTC avec expertise et enthousiasme. 

Hyundai jouit d’une solide réputation, souvent appuyée par une garantie constructeur généreuse qui rassure de nombreux acheteurs. La marque coréenne a fait des progrès spectaculaires en matière de fiabilité. Pourtant, derrière cette façade rassurante se cachent quelques vilains petits canards mécaniques, des moteurs qui peuvent transformer un achat malin en véritable cauchemar.

Que vous visiez une citadine, une compacte ou un SUV d’occasion, la prudence est de mise. Certains blocs moteurs, victimes d’une conception hâtive ou de technologies mal maîtrisées, accumulent les pannes graves et les réparations coûteuses.

Alors, comment distinguer le bon grain de l’ivraie ? Ce dossier détaillé vous dévoile les 7 moteurs Hyundai les plus problématiques et vous donne toutes les clés pour sécuriser votre prochain achat.

Les motorisations diesel : attention danger !

Le diesel a longtemps été le choix privilégié des gros rouleurs. Chez Hyundai, si certains blocs sont exemplaires, d’autres sont devenus de véritables gouffres financiers. Voici les motorisations diesel dont il est essentiel de se méfier en priorité.

1.6 CRDi MHEV : l’hybridation légère qui cache un piège

Ce moteur, équipé d’une hybridation légère 48V, représente sur le papier une technologie avancée. Dans la réalité, il cache un défaut de conception primordial qui peut mener à une destruction complète du moteur. La cause ? Une poulie du système start-stop qui, en cédant, entraîne une casse moteur brutale et sans signe avant-coureur.

De nombreux propriétaires ont rapporté des pannes survenant entre 50 000 et 80 000 kilomètres, parfois sur voie rapide. Les coûts de remplacement du moteur atteignent fréquemment 8 000 à 12 000 €. Ce bloc équipe principalement les Tucson produits entre 2015 et 2021, rendant ce SUV familial particulièrement risqué.

1.7 CRDi : le piège pour les gros rouleurs

Proposé sur des modèles populaires comme les Tucson ou i40, le 1.7 CRDi semblait être un choix rationnel. Malheureusement, il accumule les défaillances précoces sur des composants essentiels. Le volant moteur, le turbo, le vilebrequin et le système d’injection sont autant de sources de pannes fréquentes.

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Les réparations s’enchaînent et les factures grimpent vite, allant de 1 500 € pour un volant moteur à plus de 4 000 € pour un turbo défaillant. Même avec un entretien irréprochable, ce moteur reste un pari peu sûr, susceptible d’entraîner une immobilisation imprévue.

1.1 CRDi 75 ch : la motorisation à éviter à tout prix

Cette motorisation d’entrée de gamme, que l’on retrouve sur les premières i20, est à fuir absolument. Au-delà d’une fiabilité généralement médiocre, elle souffre d’un défaut primordial et dangereux : le blocage des étriers de freins avant après seulement quelques dizaines de kilomètres. Cette défaillance peut engendrer un déséquilibre potentiellement fatal.

Ce problème suffit à l’écarter, mais il ajoute à cela une consommation d’huile excessive et une usure prématurée de l’embrayage.

Moteurs essence : les pièges du downsizing

Si vous pensiez être à l’abri des ennuis en choisissant l’essence, détrompez-vous. La course à la réduction de la cylindrée (downsizing) et l’adoption de l’injection directe ont aussi créé des moteurs fragiles et coûteux à réparer.

1.0 T-GDI : la bombe à retardement du downsizing

Ce petit trois-cylindres turbo, présent sur les i10, i20 et Kona, est l’exemple parfait d’une technologie poussée à l’extrême. Derrière son apparente modernité se cachent des défauts de conception sérieux qui se manifestent souvent entre 80 000 et 120 000 kilomètres.

Les témoignages font froid dans le dos : rupture de bielles traversant le bloc moteur, pistons fissurés, turbos fragiles… La casse moteur est souvent brutale et la facture de remplacement peut atteindre facilement 5 000 à 8 000 €. Face à la multiplication des cas, Hyundai a étendu sa garantie, mais cette mesure ne résout pas le problème des immobilisations prolongées et de l’imprévisibilité des pannes.

1.2 essence 77 ch (i20) : le rappel historique

Sur la première génération d’i20 (2009-2012), ce moteur d’entrée de gamme souffre d’un défaut de conception au niveau des soupapes d’admission. Celles-ci s’encrassent prématurément, entraînant une perte de puissance progressive et des ratés moteur. Le problème était si répandu que Hyundai a dû organiser une campagne de rappel officielle, preuve irréfutable de la gravité du défaut.

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Si vous trouvez un modèle équipé de ce moteur, assurez-vous que l’intervention a bien été réalisée, facture à l’appui.

2.0 et 2.4 L (Santa Fe) : la double peine

Équipant principalement les Santa Fe entre 2011 et 2017, ces blocs atmosphériques semblent robustes sur le papier. Pourtant, ils ont connu des vagues de pannes moteur et de problèmes de distribution menant à des remplacements complets. Le Santa Fe de 2013 est particulièrement célèbre pour cela.

En plus de cette fiabilité incertaine, leur consommation de carburant (12 à 14 L/100 km) est désormais prohibitive.

Moteurs Hyundai : les choix sûrs

Essence atmosphériques MPI : la valeur sûre

Le choix de la sagesse ! Les moteurs MPI (Multi Point Injection) sont plus simples, dépourvus de turbo et d’injection directe complexe. Ils sont donc bien moins sujets aux pannes coûteuses.

Les blocs 1.2 MPI de 84 ch (sur i10 et i20) et 2.0 MPI de 155 ch (sur le Tucson) sont des exemples de robustesse et de longévité. Leur entretien est simple et leur fiabilité, éprouvée. C’est le choix numéro un pour un achat d’occasion en toute sérénité.

Diesels CRDi : la fiabilité après 2015

Si vous êtes un gros rouleur, tout n’est pas perdu. Les moteurs diesel CRDi produits après 2015 ont bénéficié d’améliorations notables. Le 1.6 CRDi (sans l’hybridation MHEV) et surtout le robuste 2.0 CRDi sont des choix pertinents.

À une condition primordiale : un historique d’entretien limpide et un usage majoritairement autoroutier pour préserver le filtre à particules.

Motorisations hybrides : l’option sereine

Hyundai est devenu un acteur de premier plan de l’hybridation, et ses technologies sont actuellement très abouties. Le système utilisé sur la Hyundai Ioniq Hybrid, le Kona Hybrid ou le Tucson Hybrid (depuis 2021) est un modèle de fiabilité, rivalisant sans complexe avec les références japonaises. Alliant consommation réduite et mécanique éprouvée, ces modèles représentent sans doute le meilleur compromis sur le marché de l’occasion récente.

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L’historique d’entretien : votre atout primordial

Avant même de démarrer le moteur, un document est votre atout majeur : le carnet d’entretien. Exigez-le, ainsi que toutes les factures correspondantes. Un véhicule suivi rigoureusement dans le réseau ou par un spécialiste reconnu est un gage de sécurité.

Pour les motorisations à risque, un entretien parfait n’est pas une option, c’est une obligation.

L’essai routier : 30 minutes pour tout détecter

L’étape essentielle. Ne vous contentez pas d’un tour de pâté de maisons. Prévoyez un essai d’au moins 30 minutes sur un parcours varié (ville, route, voie rapide).

Soyez à l’affût du moindre bruit suspect (sifflement du turbo, claquement moteur), des à-coups à l’accélération ou des voyants allumés au tableau de bord.


Hyundai est une excellente marque qui propose des véhicules de qualité. Cependant, le choix de la motorisation est absolument essentiel pour éviter de transformer votre rêve en problème mécanique. Les moteurs 1.6 CRDi MHEV, 1.0 T-GDI et 1.7 CRDi sont à éviter en priorité.

Pour un achat serein, privilégiez la simplicité et la robustesse des moteurs essence MPI atmosphériques ou l’efficacité des motorisations hybrides récentes. Un bon diesel CRDi d’après 2015 peut aussi être un excellent compagnon de route, à condition que son historique soit parfait. N’oubliez jamais qu’il vaut mieux payer un peu plus cher un modèle fiable et bien entretenu que d’économiser à l’achat pour dépenser des fortunes en réparations.

La sérénité, elle, n’a pas de prix.

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